Málaga n'est plus seulement l'aéroport où l'on atterrit pour se rendre ailleurs : c'est devenue la destination elle-même. Le musée Picasso a ouvert ses portes en 2003, suivi par le Centre Pompidou et la collection du Musée Russe en 2015. Le port a été reconnecté à la ville avec Muelle Uno, et l'ancien quartier industriel est devenu Soho, entièrement redécoré de peintures murales. Aucune autre ville de la côte n'a accompli une telle métamorphose.
La ville est nichée dans une cuvette. Les Montes de Málaga la ferment par l'arrière, la vallée du Guadalhorce s'ouvre à l'ouest et la mer s'étend en façade. C'est cet abri qui explique la douceur de ses hivers, mais aussi sa densité : la ville n'a d'autre choix que de s'étendre le long du littoral. Les quartiers, les « barrios », grimpent ainsi sur les flancs des collines, tandis que le centre historique, entre la cathédrale, l'Alcazaba et les halles, reste praticable à pied.
Málaga est une ville espagnole active, pas simplement une station balnéaire. C'est là tout le compromis. Vous bénéficiez d'un aéroport en ville, d'hôpitaux, d'universités et d'une économie qui tourne toute l'année. En contrepartie, vous acceptez que la vie quotidienne se déroule en espagnol, que le centre soit animé et dense, et que la vie bilingue organisée autour du golf et des clubs de plage soit l'apanage de la côte ouest, pas de la ville elle-même.